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  AFX - INFORMATIONS - INFORMATIONS GÉNÉRALES

 

1- Aphex Twin

Aphex Twin est le projet en cours de Richard D. James, un brillant compositeur de musique électronique. Il a été salué des deux cotés de l'Atlantique comme "le Kraftwerk solitaire" et "le nouveau Mozart" démontrant que sa musique ne connaît pas de frontières géographiques. Connu pour ses coups de cymbales "plus rapide que l'éclair" autant que pour ses boucles d'Ambient dépourvues d'accompagnement rythmique, la musique de Richard ne sonne jamais deux fois de la même façon.

On pourrait ranger Aphex Twin dans les catégories "ambient", "electronica",  "intelligent techno", voire "jungle" ou même "noise". Elles conviendraient toutes mais, à chaque nouvelle sortie, le son créé par Richard se déchire et se réinvente de telle manière qu'il surprend à la fois la presse et le public. Il y a quelques similarités à travers tout son travail mais chaque morceau a clairement sa propre vie.

 

2- Signification d'Aphex Twin

Le "Aphex" dans Aphex Twin est actuellement une marque déposée propriété des Aphex Systems, Ltd. un fabricant de produit de processing sonore dédié au pro audio et au broadcast (surtout connu pour son Aural Exciter). Sur certaines des sorties récentes de Richard, l'indication "Aphex is a registered trademark of Aphex Systems Ltd and is used by permission" est notée sur l'emballage. Mais, d'après le NME du 13 Février 1993 :

"Richard en est venu à utiliser le mot par accident, utilisant le 'A' de Aphex pour l'élément Acide de ses sons et le 'ph' comme la mesure de cette acidité (pH). Il n'avait même jamais entendu parler du Aural Exciter avant d'avoir sorti plusieurs disques. Il est la dernière personne qui se donnerait le nom d'une marque de matériel fabriqué par quelqu'un d'autre alors qu'il construisait ses propres synthétiseurs à treize ans."

Pendant un temps, le "Twin" a été associé à Tom Middleton (voir section B - Connexions) qui avait la même date de naissance que Richard. Tom a aussi collaboré avec Richard sur son premier disque. Si Tom affirme que le "Twin" de Aphex Twin fait référence à lui, Richard de son coté dément tout. Le nom Aphex Twin existait avant qu'ils aient travaillé ensemble.

Pour ce qui est de la vraie histoire derrière le "Twin" de Aphex Twin, elle est racontée par Richard quand il parle de son frère qui portait le même nom que lui. Voir la section disques pour plus d'informations sur le frère de Richard.

 

3a- Pseudonymes

Les pseudonymes connus sont AFX, The Aphex Twin, Polygon Window, Caustic Window, Blue Calx, The Dice Man, GAK, Power-Pill, Q-Chastic, Soit-P.P. et Rich (de Mike & Rich). A propos de cette débauche de noms, Richard explique :

"Ils existaient avant que j'entre dans le business musical. J'avais l'habitude de mettre des petits noms sur mes cassettes et mes autres trucs quand je triais ce que j'avais fait. C'est de là que vient la plupart des noms. Cette habitude a bien fonctionné quand je suis entré dans le business musical. Je donnais des noms différents à différentes compagnies de disques et je trouvais ça bien cool. Mais maintenant que la scène a éclaté en une multitude de sous-genres et que les gens ont cinq labels pour leurs différents styles de musiques... Je trouvais l'idée bonne au début mais maintenant je ne l'aime vraiment plus. Je préfère que tout soit réuni, je veux pouvoir aller dans un club et écouter différents styles de musiques, pas un genre précis de jungle. Je pense qu'avoir différents noms complique tout, c'est pourquoi j'ai maintenant tout réuni sous deux noms." 

Les futures sorties se feront donc sous les noms AFX (chez Rephlex) et Aphex Twin (chez Warp). Malgré tout, pour ce qui est de ses anciens morceaux, ils sont sortis avec le nom pour lequel ils avaient été originellement conçus. De toutes façons, Richard affirme que les noms importent peu pour lui.

 

3b- The Dice Man

Non, The Diceman qui est signé chez Vivatonal Records n'a aucun rapport avec Richard D. James. The Diceman est un pseudonyme utilisé pour certains projets de Colin James (qui forme Meat Beat Manifesto avec Jolly James et Gregg Retch). Les sorties de The Diceman ont souvent été attribuées à Richard pour plusieurs raisons. L'une d'elle est que Richard a composé un morceau pour la compilation de Warp Artificial Intelligence sous le nom The Dice Man (notez l'espace entre "Dice" et "Man"). Le morceau était intitulé Polygon Window et il est sorti par la suite sur l'album de Polygon Window Surfing On Sine Waves. C'est la seul fois où Richard a utilisé ce pseudonyme avant de se rendre compte de l'existence d'un autre Diceman.

En plus, les sorties de The Diceman (chez Vivatonal Records) étaient créditées à "Jolly James", "C. James" et "S. James". Le nom de famille "James" a ajouté à la confusion. S. James (Scott) est une autre personne qui n'a de rapport familial avec Richard, ni avec Colin James.

Pour résumer, The Dice Man est Richard, The Diceman est Colin. Si vous cherchez de la musique de Richard, trouvez Artificial Intelligence et arrêtez de chercher du Dice n'importe quoi. Le mieux étant de juste acheter Surfing On Sine Waves pour avoir plus de Richard pour un prix équivalant.

Pour la petite histoire, le nom viendrait d'un roman de 1972 de Luke Rhinehart (nom de plume de George Cockcroft) intitulé The Dice Man qui parle d'un docteur qui décide d'utiliser un dès à jouer (dice) dans chaque décision qu'il a à prendre.

 

4- Discographie de Richard D. James

Suit une petite discographie en ordre chronologique. Pour quelque chose de plus complet, reportez vous à celle présente sur ce site. Le Must étant d'aller jeter un oeil à la Richard D. James Complete Discography (austère mais exhaustive). 

1991
12.1991
  1992
1992
04.1992
06.1992
07.1992
07.1992
11.1992
02.1993
22.03.1993
11.08.1993
11.1993
15.11.1993
15.11.1993
12.1993
01.1994
07.03.1994
05.1994
13.06.1994
08.1994
01.1995
27.03.1995
27.03.1995
28.03.1995
24.04.1995
14.08.1995
16.10.1995
11.12.1995
  07.1996
19.08.1996
04.11.1996
1997
06.10.1997
01.06.1998
22.02.1999
22.03.1999

AFX
AFX
Power-Pill
Q-Chastic
The Aphex Twin
The Aphex Twin
Caustic Window
Caustic Window
Aphex Twin
AFX
Polygon Window
Polygon Window
Caustic Window
Aphex Twin
Aphex Twin
Caustic Window
Aphex Twin
Aphex Twin
Aphex Twin
GAK
AFX
The Aphex Twin
Aphex Twin
Aphex Twin
Aphex Twin
Aphex Twin
Aphex Twin
AFX
AFX
Mike & Rich
Aphex Twin
Aphex Twin
AFX
Aphex Twin
Caustic Window
Aphex Twin
Aphex Twin

Analogue Bubblebath
Analogue Bubblebath 2
PAC-MAN
Q-Chastic
Digeridoo
Xylem Tube
Joyrex J4 EP
Joyrex J5 EP
Selected Ambient Works 85-92
Analogue Bubblebath 3
Quoth
Surfing On Sine Waves
Joyrex J9
On
On Remixes
Joyrex J9 EP
On Maxi
Selected Ambient Works Volume II
Words & Music
GAK
Analogue Bubblebath 4
Classics
Ventolin
Ventolin Remixes
Ventolin Maxi
...I Care Because You Do
Donkey Rhubarb
Hangable Auto Bulb
Hangable Auto Bulb 2
Expert Knob Twiddlers
Girl/Boy EP
Richard D. James Album
Analogue Bubblebath 3.1
Come To Daddy
Compilation
Windowlicker Video
Windowlicker

NOTE: Les dates font référence à la première édition des disques et correspondent donc à  la Grande Bretagne, aux États-Unis ou à d'autres pays.

 

5- Aphex Twin, une seule personne ?

Jusqu'à présent, tous les disques d'Aphex Twin sont le fruit du travail Richard D. James et de lui seul. D'autres pseudonymes ont donné à Richard la liberté de collaborer avec d'autres artistes tels que Mike Paradinas (Mike & Rich) et Tom Jenkinson (Squarepusher/AFX). La plupart des travaux de Richard fait en collaboration est clairement identifiée et ne prête donc pas à confusion. 

 

6- Richard D. James, Origines et jeunesse

Nom complet :
Date de naissance :
Lieu de naissance :
Couleur des yeux :
Cheveux :
Statut marital :
Lieu de résidence :
Études :

Richard David James
18 Août 1971
Cornouailles, Angleterre
Marron
Châtain/roux
Célibataire
Stoke Newington, Londres, Angleterre
1 an à la Kingston Polytechnic University

Les parents de Richard D. James se rencontrent alors qu'ils travaillent dans un hôpital psychiatrique. D'après Richard, son père avait l'habitude de distribuer au compte-gouttes le LSD prescrit aux patients. Quelques fois, avec les encouragements de l'infirmière principale, ils consomment quelques doses mises de coté. Son père part ensuite à Cornwall (Ontario, Canada) pour un emploi de mineur dans des mines d'étain. En 1968, la mère de Richard accouche d'un bébé mort-né. Après la fermeture des mines dans les années 80, le père de Richard continue de travailler dans les anciennes mines en remplissant les puits qui menacent de s'effondrer.

Richard D. James nait en 1971 dans un ghetto pauvre en Cornouailles, au sud ouest de l'Angleterre. La plus jeune des deux sœurs de Richard est accro à The Jesus And Mary Chain et ses petits-amis jouent dans des groupes indépendants. Richard ne s'intéresse jamais vraiment au rock. "Je trouvais que quelques trucs étaient bons mais je ne les ai jamais réellement aimés." Son passe temps favori est alors de jouer avec les sons. Il les enregistre sur cassettes, les monte en bout à bout, les passe à l'envers et change leur vitesse. La famille a un piano qu'il enregistre aussi, non sans en avoir bougé les cordes et les marteaux afin de faire varier les sons. Sa mère s'arrache les cheveux. La mère d'un de ses amis d'enfance raconte que "Richard n'était pas facile pour sa mère".

Richard fait ses premiers enregistrements à l'age de 14 ans. Durant son adolescence, il joue sur un synthétiseur pourri, un ordinateur Spectrum Sinclair et un sampler bon marché. Par la suite, il prend des cours d'électronique au Kingston Polytechnic de Londres. "J'ai appris à construire des circuits à partir de presque rien." Mais, il abandonne au bout d'un an. "Je voulais me barrer et faire de la musique."

Les parents de Richard résident actuellement au Pays de Galles.

 

7- Lieu de résidence

Pour l'enregistrement de Come To Daddy, Richard habitait dans une ancienne banque. Depuis, Richard à investit une maison de cinq étages. "C'était un peu un pari de venir ici parce que c'est un secteur non résidentiel. Mais j'ai justement pensé que ce quartier, qui est dans une zone merdique et pas chère de Londres, serait parfait. Mon ami Chris, Cylob, vit au rez-de-chaussée – c’est son monde. Ensuite il y a un autre mec, Victor, qui est au deuxième étage et, moi, je suis ici en haut. De temps à autre, je colle à ma tête contre les murs quand Cylob fait ses morceaux en bas. Il est vraiment bon. Victor fait de la musique aussi, mais il ne me la passe jamais, probablement parce qu'il pense que je la détesterai." (Index Magazine mai/juin 2001)
Richard possède aussi une maison de campagne au Pays de Galles.

 

8- Équipement

A l'origine, Richard était connu pour créer son propre équipement. Il utilisait les boites de matériels existants et les remplissait avec ses propres circuits. Il ne se sert plus maintenant du matériel électronique qu'il avait fabriqué auparavant. Il utilise juste deux machines créées quand il était plus jeune. Il se concentre sur l'informatique. Il possède trois ordinateurs : deux portables et un PowerPC. Presque la totalité du Richard D. James Album a été faite sur son PowerPC.

Il s'est toujours intéressé aux ordinateurs mais, d'après lui, "ils n'étaient pas assez puissant pendant une période".

"Les ordinateurs étaient trop pourris pour que je m'y mette mais maintenant ils sont arrivés à un bon niveau et je m'y suis remis pleinement." Il a même commencé à écrire son propre logiciel. Il n'est pas du genre à utiliser des outils standards, donc absolument tous les aspects de son processus de composition sont trafiqués et façonnés sur mesure. C'est ce qui donne à sa musique sa sonorité unique.

Un de ses programmes "grand public" favoris est le ReCycle de Steinberg. "Ouais, c'est un logiciel dément. La chose la plus utile de ReCycle est la possibilité de créer une banque sonore sur son sampler et de donner plusieurs noms de samples. Ca vous fait gagner une heure au moins. Vous pouvez monter jusqu'à 90 samples dedans et les transférer via le SCSI en une minute. Ca prendrait deux heures normalement." Pas seulement pour les breakbeats, Richard utilise aussi ReCycle pour mélodies. "Je peux jouer du violon ou de la trompette dans Pro Tools (toutes les notes auxquelles je pense) et je les passe dans ReCycle, les coupe en petits morceaux, les transfère sur le sampler et vous avez une banque complète de sons dans votre sampler en cinq minutes."

"C'est là dedans que je suis actuellement. Je ne m'emmerde plus avec l'électronique mais je m'y remettrais probablement bientôt car ça a toujours pas mal d'avantages. C'est plus agréable d'avoir quelque chose dans les mains plutôt que sur un écran. Je suis dans les ordinateurs car on peut vraiment en tirer quelque chose. Je reviendrai à l'électronique par nostalgie, pas pour l'inventivité. Utiliser la vieille électronique pour avoir un type de son plus vieux. Ma principale motivation est de toujours faire quelque chose de nouveau et de continuer à explorer. Les ordinateurs sont si puissants maintenant, il y a tellement de possibilité avec eux."

En ce qui concerne les shows live, Richard a finalement rempli son portable avec tout ce qu'il avait besoin en tournée. Presque tout... Il utilise aussi une petite table de mixage et un rack d'effets. Tout les éléments sonores sont mis dans les pistes digitales du Pro Tools de Digidesign et il peut ainsi mixer les morceaux.

 

9- Quels styles de musique aime Richard ?

Dans une interview de Septembre 1997 avec Theresa Stern dans Perfect Sound Forever (http://www.furious.com/perfect/), Richard dit :

"J'aime les vieux trucs et la musique d'avant-garde. J'aime beaucoup le premier disque de Stockhausen. Il est impressionnant. Je n'aime pas grand chose après ça. Songs of Youth est mon préféré. Tod Dockstader est bien aussi. C'est un compositeur américain des années 60 qui travaillait avec de la musique sur bande. En ce moment, j'aime Luke Vibert. Il fait cette tournée [1997] avec moi. J'aime sa musique. J'aime aussi Squarepusher."

Après l'interview, il a listé des disques avec des explications :

  -  The Quest de Drexciya
  - "Trois Gymnopédies" de Erik Satie
  - Return of the DJ
  - Big Loada de Squarepusher
  - Big Soup de Luke Vibert
  - The Sound Of The Favelas de Batucada
  - Best Of Acid 1
  -  Pod_ and _Pure Guava de Ween
  -  Exotic Moods Of Les Baxter de Les Baxter
  - Serge Gainsbourg
  -  Apocalypse [appelé "Luna Park" par erreur par Richard] de Tod Dockstader

"Drexciya vient de Detroit, il fait partie de Underground Resistance", explique Richard. "Je les aime vraiment. Return of the DJ est de la musique de Californie. C'est du hip-hop d'avant-garde, qui l'emmène à un autre extrême avec beaucoup de scratch et de cutting up. Batucada sont d'Amérique du Sud avec des rythmes très très rapides avec des toutes sortes de cris sans paroles. Best Of Acid 1 est de l'old school de 1988 avec tous ces producteurs de Chicago et des sons acid. J'aime Ween. Je les aime vraiment beaucoup et tout ce qu'ils font aussi. Je suis à fond dans Les Baxter, un drôle de mec. J'ai ce double CD de Gainsbourg que j'aime beaucoup avec Lemon Incest dessus. [Ce double CD est De Gainsbourg à Gainsbarre.] J'ai aussi des CDs de Nurse With Wound et Harry Partch mais je ne les ai pas mis sur la liste."

Une réponse plus directe à la question de ce que Richard aime comme musique pourrait être : pleins de trucs bizarres.

 

 

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